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Conséquences du traité de Cateau-Cambrésis. — Le traité de Ca-teau-Cambrésis marque la fin de la première période de la rivalitéentre la France et la maison d'Autriche. Les projets de la France surl'Italie avaient donc complètement échoué, tandis que la maisond’Autriche s'était emparée de Naples et de Milan et dominait dans lapéninsule. Cette dernière maison, il est vrai, s'était divisée, mais labranche f spagnole, par ses vastes possessions en Kurope et en Amé-rique, conservait une puissance plus formidable que celle de CharlesQuint. Toutefois ses possessions demeuraient très disséminées et dif-ficiles à défendre, tandis que les acquisitions faites par la Franco (lesTrois-Kvêchés et Calais), relativement peu considérables, arrondis-saient son territoire d’une manière avantageuse.
Bataille de l.épante(iâ 71).— Les Turcs continuaientde menacer la chrétienté. Les flottes de Soliman domi-naient la Méditerranée. Alger et Tunis étaient au pou-voir de redoutables corsaires, qui désolaient les côtesd’Europe. Ce fut en vain que Philippe 11 entreprit plu-sieurs expéditions pour détruire ces repaires. Ses ar-mées furent battues, ses llottes détruites. Malte même,assiégée par Soliman, ne dut son salut qu’à la bravedéfense du grand maître l.a Valette. — üelim II , filset successeurde Soliman, vengea cetéchecen enlevantChypre aux Vénitiens et Tun s aux Espagnols. Lachrétienté s’émut cette fois. Une coalition se formaentre Venise, le pape Pie V et Philippe IL Une (lottede Ü5Ü navires, portant 50,000 soldats, fut placée sousles ordres de don Juan , frère naturel de Philippe II. Larencontreeut lieu à Lépante. Aprèsuncomhatopiniâtre,laflotte turquefutanéantie. Cette nouvelle futaccueillieen Europe avec des transports d'enthousiasme.
La victoire de Lépante futeependant sans résultat. Ladiscorde affaiblit les vainqueurs. Les Turcs eurent bien-tôt réparé leur désastre et construit de nouvelles flottes.Venise etïravée se bâtade traiter et Philippe II ne tardapas à suivre son exemple. Les corsaires turcs conti-nuèrent leurs brigandages et les états chrétiens durent