HEVOUTION UES PAYS-BAS
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Toutes ccs mesures portèrent un coup funeste à l'industrie et aucommerce de la péninsule, tandis que d'un autre côté son agricultureétait cruellement atteinte par la multiplication excessive des monas-tères. La guerre universelle que Philippe II avait entreprise contrel'hérésie allait achever la ruine de la nation.
lîl. Révolution des Pays-Bas. — Les Pays-Bas aumoyen âge. — Durant le moyen âge, les Pays-Basétaient divisés en plusieurs souverainetés .féodales (du-chés, comtés, seigneuries ecclésiastiques ou laïques),dont chacune avait son autonomie et ses coutumesparticulières.
Ils furent réunis sous la maison de Bourgogne, puispassèrent à la maison d’Autriche (p. 8). L’avènementde Charles Quint au trône d’Espagne les lit entrer dansla vaste monarchie espagnole. Néanmoins, ils ne for-mèrent pas plus qu’auparavant un état unitaire. Cha-que contrée, au moment de son annexion, ayant réservéses coutumes et ses libertés locales, continua d’avoirsa vie distincte et sa constitution particulière.
Prospérité et libertés publiques des l’nys-Ilas. — Charles Qitinl. —Les Pays-lias, favorisés par leur situation entre la France, l'Angle-terre et l'Allemagne, devinrent de bonne heure le centre des rela-tions commerciales entre le nord et le midi de l'Kurope. L’industrieprit aussi un rapide essor chez ce peuple actif et entreprenant. Lesvilles (Gand, liruges, etc.) acquirent une grande prospérité, et aveccelle-ci, des franchises et des libertés pdbliques très étendues. Leshabitants étaient toujours prêts à courir aux armes pour défendreleurs droits contre les empiètements de leur seigneur, même sousles puissants ducs de Bourgogne.
Les découvertes maritimes, si fatales à la grandeur de Venise etde Gènes, devaient doubler celle des cités néerlandaises. Ces der-nières devinrent pour l'Europe centrale et septentrionale les inter-médiaires du commerce espagnol et portugais. Anvers fut le princi-pal entrepôt de ce vaste commerce. Elle faisait, dit-on, plus d'affairesen un mois que Venise en deux ans. C'est ainsi que les Pays-Bas,avec leurs cités populeuses, étaient devenus au XVI* siècle la plusflorissante contrée de l’Europe. Aucune des provinces de la maisond'Autriche ne lui fournissait de plus beaux revenus. Aussi 'e gou-