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vernement des princes de cette maison se montrait en général bien-veillant et respectait les libertés publiques.
A la vérité, Charles Qvint, à cet égard, donna quelques sujets deplaintes aux Pavs-Iias ; il fit peser de lourds impôts et persécutacruellement les réformés. Mais Néerlandais de cœur, comme denaissance, il aimait les Néerlandais comme ses compatriotes ; ils'entourait d’eux, il leur confiait les principales charges de son em-pire; enfin, ce qui leur importait le plus, il favorisait leur commerceen lui ouvrant partout des débouchés. — Tout changea sous son filsPhilippe II, qui allait exhaler dans les Pays-Kas sa haine contre leslibertés populaires et contre la Kéformation.
Philippe II. La ligue des gueux. Insurrection desprotestants. - Philippe II voulait à tout prix extirperl’hérésie de ses états. Il promulga dans les Pays-Rasles édits les plus rigoureux contre la Réforme et il yétablit le redoutable tribunal de l’inquisition. Il con-fia le gouvernement à sa sœur Marguerite , duchessede Parme. Cette princesse, née dans les Pavs-Iîas, ai-mait les Néerlandais et ne cessait de conseiller à sonfrère des mesures dedouceur. Philippe demeura sourdà ses représentations. Les persécutions contre lesamisdes libertés nationales et surtout contre les protestantsprovoquèrent une grande exaspération dans tout lepays. Les nobles s’unirent pour résister à tout empiè-tement sur les droits de la nation. Au nombre de 400,ils se remlirent en corps au palais de la gouvernante,à laquelle ils présentèrent une pétition. Un des con-seillers de Marguerite ayant qualifié de gueux les pé-titionnaires, ceux-ci adoptèrent ce nom comme mot deralliement. Le gouvernement donna une réponse éva-sive et la pétition demeura sans résultat.
Alors les protestants irrités se soulevèrent. En plu-sieurs endroits, les églises et les monastères furentsaccagés, les images et les autels brisés ; des profana-tions et des crimes divers furent commis.
Philippe II, indigné de ces sacrilèges, était décidé