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Histoire Moderne.
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.MAHIK Tl'DOJt. F.I.ISAHETH

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20. Marie Tudor. Elisabeth et Marie Stuart. — Ma-rie Tenon. — Réaction éphémère du catholicisme. —Marie Tudor était la fille aînée du roi d’AngleterreHenri VIII et de Catherine d’Aragon ; elle succéda à sonfrère Edouard VI (voir p. 55). Des ambitieux voulurentélever au trône une descendante de Henri VU, JeanneGray, jeune et noble personne qui paya bientôt de satête le rôle funeste qu’on lui fit jouer malgré elle.Marie Tudor, élevée par sa mère dans la foi catholique,avait en horreur le protestantisme. Elle établit le ca-tholicisme dans ses états et persécuta violemment laRéforme, dont les adhérents périrent en grand nombresur le bûcher. Le parlement se montra aussi servileque sous Henri VIII. Les nobles adhérèrent aux vo-lontés de la reine, après avoir obtenu la promesse queles biens ecclésiastiques, dont ils avaient été enrichispar les libéralités des deux derniers rois, ne leur se-raient pas enlevés.

Marie Tudor épousa Philippe IJ contre le vœu dela nation et aida ce prince dans sa guerre contre laFrance. La perte de Calais irrita vivement l’orgueilanglais (voir p. 71). La reine, profondément humiliéeelle-même de ce revers, n’y survécut pas longtemps.Elle répéta plusieurs fois avant d’expirer, que, si l’onouvrait son cœur, on y trouverait gravé le nom de Ca-lais. La mort de Marie Tudor entraîna la ruine du ca-tholicisme.

Eusaiietu (1558-1003). — Son caractère et sa poli-tique. — Elisabeth, fille de Henri VIII et de Anne lio-leyn, succéda à sa sœur Marie. Celte femme, douéed’une rare instruction, d’une étonnante énergie, d’uneprudence consommée, mais en même temps pleine deliassions, d’orgueil, de vanité, d’astuce, fut sans contre-dit l’une des plus remarquables qui aient jamais régné.