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taient non pour la liberté, mais pour le triomphe de leurculte. Aussi dans plusieurs endroits les deux partis envenaient à des voies de fait déplorables. Les huguenots,moins barbares envers les hommes, étaient implaca-bles dans leur rage contre les objets de l’idolâtrie ro-maine ; ils brisaient les images et dévastaient les égli-ses. Les catholiques vengeaient ces profanationsiconoclastes par d’affreux massacres.
Le massacre de Vassy (15(r2). — La régente était im-puissante à réprimer ces désordres et à faire respecterl’édit. De tous côtés les chefs se préparaient à la lutte.Comme il importait d'intercepter aux huguenots toutsecours étranger, le duc de Guise se rendit en Allema-gne pour gagner les princes luthériens et exploiter lesdissidences qui existaient entre ceux-ci et les calvi-nistes. Il poussa la mauvaise foi jusqu’à feindre d’êtredisposé à embrasser le luthéranisme, et il représentales huguenots comme des sectaires anabaptistes et desséditieux politiques. Tout fier d’avoir ainsi surpris labonne foi allemande, le duc de Guise retourna à Paris.11 prit sa route par Vassy (en Champagne), dans le butd’y dissoudre la congrégation protestante. C’était undimanche. La suite du duc, soldatesque fanatique,assaillit la grange où les huguenots étaient réunis pourle prêche. Ceux-ci, dépourvus d’armes, ne purent quese barricader et repousser les agresseurs à coups depierres. Le duc accourut, soi-disant pour arrêter cedésordre. Mais atteint d’un coup de pierre, il se jetadans la mêlée et une horrible boucherie commença.Soixante personnes furent tuées et plus de deux centsfurent blessées. On n’épargna ni le sexe, ni l’âge.
La guerre civile éclate. - Le massacre de Vassy futle signal de la guerre civile. Le duc de Guise, craignantl’effet de cette catastrophe dans l’Allemagne protestante,