GUERRES DE RELIGION EN FRANCK
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2r>. Henri IV (1589-1610).— Son caractère. — Henride Navarre fut sans contredit l’un des plus grands sou-| verains des temps modernes. Français de cœur et de ca-! ractère, il avait quelques-uns des défauts et la plupart| des merveilleuses qualités de sa nation. Léger et ami duj plaisir, il était en même temps d’une activité surpre-: nante. C’était un mélange de finesse et de bonhomie,
| unissant à des manières brusques la plus séduisante affa-bilité, mais, par dessus tout, un esprit supérieur, plushomme d’Etat cependant qu’homme de guerre.
Batailles d’Arques et d’ivrq. Siège de Paris. — A lamort du dernier des Valois, Henri de Navarre prit aus-sitôt le titre de roi de France et de Navarre. Mais laplupart des seigneurs qui avaient suivi Henri III refusè-rent de reconnaître un hérétique pour leur souverain,i Henri IV, ainsi abandonné parles catholiques, ne put se, maintenir devant Paris et se retira en Normandie. Pour! suivi par Mayenne, sa position parut un moment désespé-rée. Déjà les Parisiens avaient loué des fenêtres pourvoirmener le béarnais à la Bastille; mais Henri IV, ayant prisune forte position à Arques (près de Dieppe), battit sonI adversaire ; l’année suivante, il remporta une victoire! plus brillante encore à /un/(ausud.-est.d’Evreux). Ces! événements produisirent en France et à l’étranger unej immense sensation. Le vainqueur de Coutras. d’Arques: et d’1 vry, fut célébré comme un héros. Bientôt même il| vintassiéger Paris ; siège héroïque, siège épouvantable,où toute une population, excitée par des prêtres fanati-ques, préféra supporte) 1 la plus horrible famine plutôtque de se rendre ! On brouta l’herbe dans les rues ; ondévora jusqu’aux animaux immondes ; on fit de la farineavec des ossements de morts ; une femme mangea sonenfant qui avait péri. Trente mille personnes moururentde faim; les rues étaient jonchées de cadavres! Henri IV: géinissaità l’ouïe de tant de souffrances et laissa souvent