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de Guise qu’il regardait comme l’auteur de toutes seshumiliations. A la nouvelle du meurtre, Paris se soulevade nouveau ; les chaires retentirent d’imprécations con-tre le roi et la Sorbonne prononça sa déchéance ; le ducde Mayenne, frère de Henri de Guise fut proclamé par lesligueurs lieutenant-général du royaume. Un grand nom-bre de villes adhérèrent à la révolution parisienne.
Assassinat de Henri 111 (1ô89).— A la vue de cetterévolution générale, Henri III se rapprocha du roi deNavarre. Ce dernier accepta avec joie une alliance quidonnait à son parti cette apparence de légalité qu’il avaittoujours tant désirée. En même temps il s’opéra dans lesein de la noblesse une puissante réaction. Les nobles,effrayés des tendances démocratiques de la Ligue, serallièrent à la royauté. Ilientôt les deux rois purent venirassiéger Paris avec une armée considérable. Déjà la villeétait menacée d’un assaut général, quand Henri III futassassiné par un jeune moine dominicain nommé Jac-ques Clément. Ainsi s’éteignit la race des Valois.
Consêqvences de l'extinction des Valois. — La mort de Henri III, ensoulevant la grave question de la succession au trône, allait plongerla France dans le plus épouvantable chaos. La parenté des Bourbonsavec le dernier roi était si éloignée (22* degré dans la ligne mascu-line] qu’elle semblait exclure tout droit d’hérédité. Aussi la France,un moment livrée à toutes les ambitions et déchirée par les ten-dances les plus opposées, paraît à la veille d’une dissolution. Maishabituée depuis des siècles à la royauté héréditaire, à la loi salique,à la dynastie des Capétiens, symbole et gage de son unité nationale,la France au tond considérait les Bourbons comme héritiers légiti-mes du trône. La cause de Henri IV était bien la cause nationale. Leroi de Navarre n'avait contre lui qu'une majorité divisée et reposantsur les intérêts les plus divers. Cette majorité, factice du reste, trou-vait quelquefois une certaine force de cohésion dans son attachementau catholicisme. C’est que la France, catholique avant tout, voulaitun roi catholique. Mais du jour où le roi de Navarre aurait abjuré,il devait être le roi de France.
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