ÜL'EHHE DE THEME ANS
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28. Période palatine (1618-1624). — Election deFrédéric V an trône de Bohême. — La Bohême, la Si-lésie et la Moravie firent une dernière tentative poursauver leur indépendance. Se fondant sur ce que lacouronne, chez eux, était élective, les insurgés procla-mèrent roi Frédéric V, électeur palatin, gendre du roid’Angleterre. Ce prince accepta. Poussé par l’ambitionde sa femme, il n’écouta ni les larmes de sa mère, niles conseils de son beau-père, ni les avertissementsdes électeurs, qui le conjuraient de ne pas accepter unecouronne offerte par des rebelles. L’attente des Bohè-mes ne tarda pas à être cruellement déçue. Frédéricirrita surtout ses nouveaux sujets en voulant leur im-poser les croyances calvinistes.
Du reste, il fut complètement délaissé par les protestants d'Alle-magne ; les luthériens détestaient en lui un calviniste, les membresde l’L’nion un usurpateur. Jusqu'alors, la Ligue catholique, pas plusque l’L'nion protestante, n’avait voulu intervenir dans les troublesprécédents. La Bavière ayant toujours été la rivale de l'Autriche,Maximilien avait vu avec plaisir les dissensions de ses voisins.Mais la crainte de voir l’électorat de Bohème entre les mains d’unréformé devait rapprocher la Ligue de Ferdinand II. Celui-ci d'ail-leurs fit tout pour gagner Maximilien : il lui promit les dépouillesde l’électeur palatin. Il s’alita de même avec l’Espagne, engagée denouveau dans sa lutte avec les Provinees-Unies.
Soumission de la Bohême et du Palatinat. — AlorsTilUj, général de la Ligue, envahit la Bohême et rem-porta, sous les murs de Prague, une facile victoire. Enquelques mois, la Bohême, la Moravie et la Silésie fu-rent soumises à l’Autriche.
Ces rapides succès causèrent une profonde impres-sion. L’empereur résolut d’en profiter pour écraser enBohême toute résistance politique et religieuse. Il dé-chira de ses mains la charte de majesté. Les jésuitespoussaient aux mesures les plus extrêmes : ils disaient