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Histoire Moderne.
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XVIie SIÈCLE

Mi

« que la paix d’Àugsbourg n’ayant pas été sanctionnée» par le pape était nulle -, que, du reste, aucun serment» ne devait garantir l’hérésie. » Les plus nobles têtesroulèrent sur l'échafaud. Les églises des calvinistesfurent fermées et leurs pasteurs expulsés. Les luthé-riens, pendant quelque temps, furent ménagés, parégard pour l’électeur de Saxe; ce prince avait donnéson concours à l’empereur, qui lui avait promis d’é-pargner ses coreligionnaires. Mais bientôt les partisansde la Réforme durent tous indistinctement renoncer àleur foi ou quitter le pays. Plus de 30 000 familles prirentle chemin de l’exil. Les biens des victimes furent aban-donnés aux jésuites. C’est de cette manière que la Bo-hème, la Silésie et la Moravie furent définitivement sou-mises à la maison d’Autriche ; elles perdirent, avec laRéforme, leurs antiques libertés, leur vie nationale etleur importance politique — Le Palatinat subit à peuprès le même sort Le Haut-Palatinatavec une partie duBas-Palatinat sont donnés à Maximilien avec la dignitéélectorale. Les jésuites se jettent sur cette nouvelleproie pour en extirper la Réforme.

La lièformalion menacée. — La ligue triomphait. Le protestan-tisme se trouvait gravement compromis dans l'Allemagne méridio-nale. Rien ne paraissait faire obstacle aux - projets de Ferdinand. Ala vérité, deux chefs audacieux, Christian de Hnmsmick et Ernest deMansfeld , à la tête de bandes dévastatrices, bravèrent quelque tempsencore la toute-puissance impériale. Mais ils finirent, eux aussi, parsuccomber. Victorieuse dans l'Allemagne méridionale, la Ligue me-naça le Nord. Déjà Tilly s’était jeté dans la Westphalie; déjà il resti-tuait aux catholiques les terres ecclésiastiques sécularisées par la Ré-forme, lorsque les princes protestants coururent aux armes pourrepousser l'ennemi de leur foi, et appelèrent à leur secours le roi deDanemark, Christian 1 F.

Altitude de l'Europe. — Jusqu’ici la querelle n’avait intéresséque l'Allemagne. L’Ëspagne seule élait intervenue dans la périodepalatine, soitàcause des liens de famille qui l’unissaient à l’Au-triche, soit surtout par haine de la Réforme, et crainte de voir les