Band 
Histoire Moderne.
Seite
125
JPEG-Download
 

Dl'EHlIE DE TIlKXTE ANS

125

i promise ; les protestants divisés entre eu$ ne montraient qu'indiffé-

rence et lâcheté ; le collège électoral ne renfermait plus que deuxsouverains réformés (les électeurs de Saxe et de llrandehourg). D'unautre côté la situation politique n'était pas moins grave. La déposi-tion de l’électeur palatin et du duc de Mecklembourg, l'occupation dullrandehourg et de la Poméranie par les troupes impériales, toutprouvait que l'empereur se disposait à dépouiller le3 princes de leurantique souveraineté. Wallenstein ne disait-il pas hautement qu'enAllemagne comme en Y rance tout devait être soumis il un seul sou-f verain : qu'il n’y avait besoin dans l'empire ni d’électeurs, ni de prin-

ces ? Aussi il n'v avait qu'un cri d’indignation contre l'arrogance decet orgueilleux parvenu, dont les armées dévastatrices opprimaientl'Allemagne.

Résistance de Strahund .— Au milieu de cet abatte-ment général, Stralsund, donnant à l’Allemagne un no-ble exemple d'héroïsme et de patriotisme, refusa de selaisser imposer une garnison impériale. Aussitôt Wal-lenstein accourut, mit le siège devant la ville et jurade l’emporter, lût-elle, disait-il, attachée au ciel pardes chaînes. Mais tous les assauts échouèrent contrela bravoure des bourgeois, qui avaient résolu de sa-crifier leurs biens et leur vie pour la défense de leurliberté et de leur foi. Wallenstein, après avoir perdudes milliers d’hommes, leva le siège.

Destitution de Wallenstein .— Ferdinand II avait tou-jours prétendu qu’il voulait seulement faire respecterson autorité légitime et qu’il ne songeait pointa violerles droits religieux des partisans de la Réforme, maisà cet égard, l’édit de restitution avait enfin ouvert les’ yeux aux protestants les plus dévoués de l’empereur :

les catholiques eu.x-tnèines, qui avaient applaudi à cetacte despotique, commençaient à s’indigner de l’absolu-tisme impérial. Maximilien n’était pas le moins irrité; ilétait en particulier jaloux et inquiet de la puissance deWallenstein. Sur ces entrefaites, l’empereur convoquaune diète à Ratisbonne pour régler les questions en