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Histoire Moderne.
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XVII e SIÈCLE

litige. Les membres de cette assemblée, en désaccord »sur bien des points, ne s’entendaient que sur un seul,la chute de Wallenstein ; ils exigèrent la déposition dece général et le licenciement de son armée. L’empe-reur dut céder. Contre toute attente, le duc de Fried-land résigna ses fonctions sans la moindre résistanceet se contenta de dire froidement : « Ferdinand s’estcoupé le bras droit. » Il savait que le vengeur appro- ^

chait : Gustave Adolphe débarquait en Allemagne.

La destitution de Wallenstein ne rétablit pas la paix. Ce n’était làqu'une demi-mesure, une concession faite à la haine des princes, etdont la Ligue et Maximilien seuls profitèrent. La position des pro-testants ne fut nullement améliorée : l’Edit de restitution, en parti-culier, fut maintenu. A la vérité une partie de l’armée impériale avaitété licenciée ; mais le reste fut placé sous les ordres de Tilly. Heu-reusement pour la Réforme, les circonstances extérieures étaient plusfavorables. Xon content d’étendre sa domination dans l’empire, Fer-dinand 11 menaçait encore les pays voisins. Ses projets sur la Balti-que et l'Italie inquiétaient en particulier la Suède et la France. Wal-lenstein n’avait-il pas parlé de faire de la Ballique un lac allemand?

C’était un défi porté à Gustave Adolphe. I)’un autre côté, les arméesautrichiennes franchissaient les Alpes pour occuper le Manlouan et laValleline. Richelieu n’hésita pas à envoyer une armée dans la pé-ninsule et il repoussa victorieusement les prétentions de Ferdinand II.

En même temps il agissait auprès des princes de l’empire pour mi-ner plus directement la domination autrichienne; l’un de ses agents,le rusé père Joseph, assistait à la diète de Ratisbonne et contribuaità la chute de Wallenstein. Enfin Richelieu ne pouvant encore inter-venir à main armée dans la question allemande, parvint à entraînerdans la lice l'héroïque roi de Suède.

30. Période suédoise ( 1030-1035). — Gustave Adol- »l’UE. — Son caractère et sa politique. — Ce qui avaitmanquéjusqu’alors aux protestants d’Allemagne, c’étaitun homme de tête et de cœur, qui inspirât la confianceet devint un centre de ralliement. Cet homme, les ad-versaires de l’Autriche allaient enfin le trouver dansGustave Adolphe, qui fut sans contredit un desmonar-