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Histoire Moderne.
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32. Louis XIII et Richelieu (1010-1043). — Régencede Marie de Médicis. — Louis XIII, fils île Henri IV,n’avait que neuf ans à la mort de son père. Son règnese divise en deux parties : la première est remplie parla régence de la reine-mère, Marie de Médicis et parle gouvernement d’indignes favoris (Concini, Luynes).La glorieuse politique de Henri IV fut abandonnée. Lanation, indignée contre cet inepte gouvernement, de-mandait la convocation des états généraux, qui se réu-nirent à Paris. Le tiers état seul montra une intelli-gence réelle des besoins du pays ; du reste, les troisordres (le clergé, la noblesse et le tiers état), divisésd’intérêt, ne s’entendirent pas et se séparèrent sansavoir rien fait. Les états généraux de 1014 devaientêtre les derniers avant 1789.

Ministère de Richelieu (1024-1042). — La secondepartie du règne de Louis XIII est célèbre par le minis-tère du cardinal de Richelieu. Rien que le jeune roin’éprouvât aucune sympathie pour lui, il fut assez sagepour faire taire ses répugnances personnelles et luidonner jusqu’à la fin toute sa confiance : mérite rare,auquel Louis XIII a dû une illustration que rien danssa personne ne faisait pressentir. Il est peu d’hommesd’Etat dont la célébrité égale celle du cardinal de Ri-chelieu. Ce qui a fait la gloire de ce ministre, c’estsans doute la supériorité de son intelligence et la gran-deur de ses vues politiques, mais c’est bien plus en-core la puissante énergie de sa volonté. S’il aimait lepouvoir, c’était moins par ambition que par besoin deréaliser ses vastes projets et de travailler à la gran-deur de son pays. Sans doute il eut ses défauts et sespassions ; mais il savait toujours subordonner celles-ci aux intérêts de l’Etat.

La politique de Richelieu fut celle de tous les grandssouverains de la France, c’est-à-dire qu’elle se piopo-