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Histoire Moderne.
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tionnelle et le règne de ( iuillavme III. — Nous ne nous occuperonsdans ce chapitre que des trois premières phases, de ltHl3 à Itiiid.Durant cette époque, excepté toutefois sous le protectorat de Crom-well, l'Angleterre demeure isolée des grands événements conti-nentaux.

:V>. Tentative de gouvernement absolu.— Jacques I er(l(30:î-l() k 25). — Son gouvernement. — A la mortd’Elisabeth, le roi d’Ecosse Jacques VI, fils de MarieStuart, hérita du trône des Tudors en sa qualité d’ar-rière-petit-fils d’Henri Vil, et prit le nom de Jacques Z' 1 '.Son intolérance religieuse et par dessus tout ses pré-tentions au pouvoir absolu, ne devaient pas tarder àlui aliéner les cœurs de ses nouveaux sujets. Il aimaitles discussions théologiques et avait môme la préten-tion d’être un grand théologien. Henri IV l’appelaitmaitre Jacques.

Jacques 1 er voulait gouverner en roi absolu et refu-sait de reconnaître les droits de la nation. Il croyait enparticulier pouvoir lever des impôts sans consulter leparlement. Ce dernier repoussait énergiquement cesprétentions et s’opposait à la perception des impôts.Vainement le roi usait de menaces, faisait arrêter lesorateurs les plus véhéments, ou même prononçait ladissolution de la chambre des communes. La nouvelleassemblée revenait toujours avec les mômes disposi-tions et le même langage.

Prétentions des Slmrts. Droit divin et obéissance passive. — Sousles Tudors, la royauté paraissait absolue. Elle avait réduit au silencele parlement et le jury. Toutefois elle n’avait pas osé les détruire, etpour tenir en bride l'absolutisme royal, le peuple anglais n'avait qu'àréclamer la pratique de ses antiques institutions destinées à garantirles libertés nationales. Mais les Stuarts, non contents de jouir de faitd'une royauté absolue, voulurent faite reconnaître celle-ci commeétant absolue de droit. Us soutinrent, en se fondant sur l’Ancien Tes-tament, que la royauté était illimitée et de droit divin, c'est-à-direqu’elle provenait directement de Dieu, que le roi pouvait faire deslois sans le concours du parlement, qu’enfin les sujets lui devaient