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Histoire Moderne.
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JACIJI'KS l'' r

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une obéissance absolue. Les libertés nationales, au dire des Stuarts,n'étaient que des privilèges dus à la munificence et au bon plaisir dusouverain. Cette doctrine du droit divin des rois et de l’obéissancepassive du peuple n’offrait rien de surprenant dans la plupart desétats du continent, et les Stuarts disaient qu'un roi d'Angleterre nepouvait pas être de pire condition que ses égaux. Mais dans la Grande-Bretagne la nation considérait ses libertés et les institutions qui lesgarantissaient comme aussi sacrées, aussi inviolables, en un motaussi bien de droit divin que la prérogative royale.

Les Stuarts aspiraient à être chefs absolus non seulement de l’Etat,mais encore de l'Eglise. Il y avait eu en Angleterre deux Réformes,celle du roi, qui avait amené la formation de l'Eglise épiscopale; celledu peuple, qui avait fondé l'Eglise presbytérienne. Cette dernière,toute démocratique, devait déplaire profondément aux Stuarts, qui laredoutaient A l'égal du catholicisme et la persécutèrent violemment.Mais les persécutions ne servirent qu’à exalter les puritains et à pro-pager leurs doctrines. C'est ainsi que les Stuarts, en leur double qua-lité de chefs de l’Etat et de chefs de l'Eglise, allaient se trouver enbutte à une double attaque, celle des adversaires de la monarchie ab-solue et celle des adversaires de l’Eglise épiscopale.

Conspiration des poudres. — Bien qu’élevé au seintle l’Eglise presbytérienne d’Ecosse, Jacques I er n’aimaitpas cette Eglise, dont les principes démocratiquesétaient hostiles à la royauté. Dès son avènement autrône d’Angleterre, il donna toutes ses sympathies àl’Eglise épiscopale qu’il considérait comme le meilleurappui du trône. « Pas d’évèque, pas de roi, » devint ladevise des Stuarts. Jacques I er persécuta tous ceux quin’adhéraient pas à l’Eglise anglicane et qu’on appelaitles non-conformiste s, tant les presbytériens que lescatholiques. Alors ces derniers conspirèrent; ils mi-rent des tonneaux de poudre dans une cave placéesous la salle du parlement, pour faire sauter le roi etles deux chambres à l’ouverture de la session. Unbillet, transmis à un lord catholique que l’on vou-lait sauver, fit découvrir le complot peu d’heuresavant le moment de l’exécution. Les principaux cou-pables (entr’autres Guy Fawkes) furent saisis et mis à