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Histoire Moderne.
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que tous les partisans décidés de l’épiscopat, ne s’étaientjetés qu’avec répugnance dans la guerre civile et dési-raient une prompte paix. Mais les presbytériens l’ayantemporté au sein des Communes,celles ci conclurent avecl’Ecosse un Covenant, alliance politique et religieuse, envertu de laquelle l’Ecosse s’engageait à fournir des trou-pes au Parlement, à condition que le presbytérianismefût établi en Angleterre. En même temps que cette al-liance doublait les forces des parlementaires, ceux-ciétaient vainqueurs à Newbury (dans le Berkshire).Cettevictoire et le Covenant amènent le règne des presbyté-riens. Mais ceux-ci abusent de leur triomphe ; les persé-cutés deviennent persécuteurs; Laud est envoyé à l'é-chafaud ; quiconque refuse de souscrire au Covenantest déclaré incapable de remplir aucune charge publi-que ; plus de deux mille pasteurs anglicans sont chas-sés de leurs cures et beaucoup d’autres sont empri-sonnés.

Situation difficile des presbytériens. — Le régne des presbytériensne fut pas lonsr. Leur tyrannie indignait et I on supportait plus impa-tiemment encore le joug des synodes puritains que celui des évêquesanglicans. A la vérité ils avaient atteint leur but religieux ; mais ilsallaient être exposés à la double attaque des anglicans et des indé-pendants. Kn politique, ils montrèrent beaucoup d'irrésolution. A lafois royalistes et partisans des libertés nationales, ils étaient ballottésentre la monarchie et In démocratie. Leur ambition eût été d'établirun gouvernement parlementaire sous la direction plus ou moins no-minale du roi. Mais si Charles était disposé h faire quelques conces-sions, il ne l’était pas à se contenter de l’apparence du pouvoir.Malgré les fréquentes tentatives de rapprochement, le roi et les pres-bytériens ne purent donc pas s’entendre. Leur union qui seule eût pufaire triompher la monarchie constitutionnelle devenant ainsi impos-sible, le parti extrême ou républicain devait finir par l’emporter.

Olivier Cromwell. — L’armée parlementaire étaitdéchirée par les mêmes dissensions qui divisaient lepays. Les généraux, en désaccord, ne mettaient aucunensemble dans leurs opérations. Le roi profita de ces