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Histoire Moderne.
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I.K 1,0X0 PARLEMENT

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matérielle, elles réclament pour elles-mêmes le droitde choisir les commandants de la milice.

Formation des partis. — A'nsi peu à peu le Parlement ou plutôtles Communes s'emparèrent de la souveraineté. L'antique constitu-tion était démolie et la royauté menacée. Alors une scission écl da ausein des chambres et de la nation, lion nombre de membres du Par-lement, bon nombre de patriotes, qui jusque-li avaient défendu leslibertés populaires, se séparèrent de l’assemblée et se rapprochèrentdu roi. C'est ainsi que le pays se partagea entre deux partis opposés,les royalistes ou cavaliers , et les parlementaires, auxquels ceux-cidonnaient le surnom dérisoire de têtes rondes. Ces deux partis netardèrent pas à être aux prises. Les pamphlets, les prédications vio-lentes, les réunions tumultueuses, les rixes, les menaces, tout annon-çait la guerre civile.

Tentative de coup d’état. Fuite du roi. — Au milieude cetle agitation des esprits, le roi, irrité des empiète-ments de ses adversaires, résolut de tenter un coupd’état. Il ordonna l’arrestation de cinq des principauxmembres des Communes. Celles-ci refusèrent de les li-vrer, dénonçant comme une violation de leurs privilègestoute arrestation d’un de leurs membres sans leur con-sentement. Bientùtles inculpés, qui s’étaient cachés pen-dant quelques jours, rentrèrent à la chambre des Com-munes, conduits en triomphe par une foule immense.Alors le roi, indigné de tant d’affronts et se voyantréduit à l’impuissance, quitta sa capitale et se rendit àYork. Là, résolu de reconquérir par la force son auto-rité, il rassembla des troupes. Le Parlement en fit au-tant de son côté et la guerre civile commença.

Guerre civile. Triomphe des presbytériens — L’ar-deur des deux partis était égale. Mais l'armée royale, com-prenant la majeure partie de la noblesse, était mieux exer-cée aux armes. Aussi les troupes du Parlement, quoiqueplus nombreuses, essuyèrent d’abord quelques échecs.P’ai Heurs les parlementaires étaient affaiblis par des dis-sensions intestines. Les lords, les citoyens riches, ainsi