Band 
Histoire Moderne.
Seite
167
JPEG-Download
 

CltOMSVELL

107

En donnant ainsi à sa pairie le sceptre des mers, Cromwell reve-nait aux glorieuses traditions du règne d’Elisabeth. 11 ne leur étaitpas moins fidèle en prenant en main la défense du protestantisme.Toutes les églises réformées, éparses dans les états catholiques,avaient les regards' tournés vers le puissant protecteur, qui avaitforcé le duc de Savoie à suspendre les persécutions dirigées contreles Yaudois du Piémont.

Gouvernement intérieur. — Le gouvernement de Cromwell futmoins brillant à l'intérieur. La gloire dont jouissait leur patrie au-dehcrs ne faisait pas oublier aux républicains qu'ils avaient un maî-tre, ni aux royalistes que le pouvoir était aux mains d’un régicide.Vainement le protecteur par la simplicité de sa vie privée, par cer-tains dehors de piété, par de bonnes lois, par ses idées de tolérance,essayait de se concilier les divers partis. Son hypocrisie, ses mesu-res tyranniques, les dissolutions fréquentes du Parlement, auqueldu reste il ne laissait qu'une ombre d'autorité, indignaient ses adver-saires. Républicains et royalistes, niveleurs et cavaliers s’entendi-rent pour punir le traitre et renverser l'usurpateur.

Cromwell aspire à la rotjauté. — La tyrannie duProtecteur provoqua plusieurs conjurations, qui fu-rent toujours déjouées. C’est à la suite d’une de cestentatives d’assassinat dirigées contre sa personne queCromwell chercha à se faire proclamer roi. Déjà le Par-lement lui offrait la couronne, quand l’armée se soulevacontre cette démarche. Le prudent protecteur feignitalors de refuser l’offre qui lui était faite. Il ne survécutpas longtemps à cet échec. L’opposition qu’il rencon-trait dans le pays, les conspirations, et surtout deschagrins domestiques hâtèrent sa fin. Ses derniersjours furent sombres et amers (lliôS).

Richaud Cromwell. — Rappel des Stuarts (KifiO).—Richard Cromwel I, proclamé protecteur à la mort de sonpère, aimait trop la vie paisible pour désirer le pouvoir.Il ne tarda pas à abdiquer. L’armée, poussée par deschefs ambitieux, s’était soulevée. Les républicains, deleur côté, relevaient la tète et tirent réunir les débris duLong-Parlement dissous par Cromwell. Le pays se voyait