XVII e SIECUÎ
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Guerre avec les Provinces Unies. — La guerre éclataentre les deux puissantes républiques. Plusieurs com-bats gigantesques eurent lieu entre des flottes de plusde cent vaisseaux chacune, dirigées par les premiersmarins de ce temps, les Anglais lilake et Monk d’uncôté, les Hollandais Tromp et Piuyter de l'autre. Audébut, les Provinces-Unies semblèrent l’emporter;Tromp et Kuyter poursuivirent les flottes ennemiesjusque dans la Tamise et dévastèrent les côtes de l’An-gleterre. Mais après une épouvantable bataille qui duratrois jours et où les marins des deux nations firent desprodiges de valeur, Blake obligea ses adversaires à fuirà leur tour. Bientôt de nouveaux revers et la mort del’amiral Tromp tué dans un combat obligèrent les Pro-vinces-Unies à demander la paix. Elles reconnurent lasuprématie du pavillon britannique, éloignèrent lesStuarts de leur territoire et exclurent du stathoudératla famille des Nassau, dont le chef, le jeune Guillaumed’Orange, était petit-fils de Charles P‘ r .
Alliance avec la France. — Cromwell avait cru de-voir combattre l’ancienne protégée d’Elisabeth, parceque sa marine menaçait celle de 1 Angleterre. Il fut unmoment incertain s’il ne s’allierait pas avec l’Espagnepour s’opposer à l’ambition de la France. L’Espagne,en effet, était alors bien moins à craindre que la Fi ance.Mais gagné par l’appât de Dunkerque et des coloniesespagnoles, il s’allia avec Mazarin (p. 145). Cette guerrevalut à l’Angleterre Dunkerque (qui consolait son or-gueil de la perle de Calais) et l’importante possessionde la Jamaïque.
Ces divers succès faisaient redouter partout le pavillon britannique,et tandis que d'un côté les puissances du Mord recherchaient sa pro-tection, les pirates barharesques étaient poursuivis et chtitiés par lesmarins anglais.