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Histoire Moderne.
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LES ÉTATS 1)U XOHD AU X\ I<> SIÈCLE

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des peuples de races très diverses, par des Finnois et des Scandinavesau nord, des Slaves et des Allemands au sud. Au milieu du XY1' siècleelles étaient loin aussi de former un seul corps politique ; la Finlandeappartenait à la Suède, l 'Ingrie et la Carélie à la Russie (qui touchaità l'extrémité du golfe de Finlande par hvangorod, fondation d’Iivanle Grand), VEsthonie, la Livonie et la Courlande, aux chevaliers porte-glaive ; la Prusse, sécularisée depuis peu (p. 43), et la Poméranie,formaient des duchés indépendants, séparés par la Prusse royale,cédée jadis à la Pologne par les chevaliers teutoniques. Les troisgrandes puissances du Mord s’avançaient donc le long des rivesorientales de la Baltique, chacune ayant intérêt à écarter les deux.autres et désirant s’emparer du littoral entier. Ce n’était pas seule-ment le territoire qui était disputé, mais la mer elle-même, que lesSuédois envisageaient comme un lac Scandinave, et dont la Pologneet surtout la Russie ambitionnaient la possession pour leurs rela-tions commerciales avec le reste de l’Europe. Dès cette époque laBaltique, cette méditerranée des Etats du Nord, devient l’un des fac-teurs essentiels de la politique de ces états et bientôt de l’Europeentière.

Guerre de Livonie dans la seconde moitié du X VJ*siècle. — Dès son apparition sur la scène de l’histoiremoderne, la Russie avait tourné les regards vers l’occi-dent. Déjà, en etîet, Iwan le Terrible disputa une partiede la Finlande aux Suédois, du vivant même de Gus-tave XVasa, qui après une guerre de trois ans dut lais-ser les Russes se fortifier dans l’Ingrie et la Carélie.Il attaqua aussi les chevaliers porte-glaive et s’emparade plusieurs de leurs places. Les succès des Russesjetèrent l’épouvante sur les bords delà Baltique. Legrand-maître des porte-glaive céda la Livonie à la Po-logne, sous la réserve du maintien de la Réforme danscette contrée, et il érigea pour lui-même la Courlandeen duché (1561). L’Esthonie, de son côté, se donna vo-lontairement à la Suède.

Ce double événement eut les plus graves conséquences. La Livonie,véritable pomme de discorde entre les puissances voisines, fut pourle Nord ce qu’avait été le Milanais pour l’Occident, un sujet d’inter-minables querelles. La Pologne et la Suède s’allièrent d’abord pour