EPOQUE DE LOUIS XIV
11)01-1715
LOUIS XIV. — C0NDÉ. TUKENNE. COLBERT. LOUVOIS. VAU11AN. — CHARLES II
D'ANGLETERRE. JACQUES II. GUILLAUME III. ANNE STUART. — LÉOPOLD I".
JOSEPH I". — CHARLES II D’ESPAGNE. PHILIPPE V. — FRÉDÉRIC GUIL-LAUME, LE GRAND ÉLECTEUR. FRÉDÉRIC I" DE PRUSSE. — CHARLES XI.
CHARLES XII. — PIERRE LE GRAND.
L'époque de Louis XIV comprend la seconde moitié du XVII” siè-cle et les premières années du XVIII*. Toutefois le nom d’époque deLouis XIV s’applique plus spécialement à la seconde moitié duXVII* siècle. Cette époque diffère beaucoup de la précédente. D’abordelle présente peu de dissensions intestines: la seconde révolutiond'Angleterre elle-même ne doit pas être classée dans les événementsde cette nature. Les luttes de cette époque sont donc purement inter-nationales. Celles-ci n’offrent pas non plus le double caractère poli-tique et religieux qui se retrouve si fréquemment dans les guerresprécédentes et elles ont un aspect essentiellement politique. Les rap-ports diplomatiques, qui s’étaient formés dans la première moitié duXVII e siècle et qui avaient été sanctionnés par le traité deWestphalie,changent complètement. Avant 1048 c’était plutôt l’Espagne et l’Au-triche qui menaçaient l’équilibre et la France qui le défendait ; dansla lutte cette dernière avait trouvé des alliés dans les Provinces- 1Unies, les princes d’empire, la Suède, en un mot dans les états desecond rang. Grâces à ces alliances, elle avait acquis une haute posi-tion diplomatique en Europe. Avec l’ambitieux Louis XIV, toutchange. Les Bourbons reprennent les prétentions des Habsbourg etla France à son tour menace l’équilibre. La vieille lutte entre l’Autri-che et la France so renouvelle; mais avec un changement complet deposition. La France a contre elle ceux qu’elle avait auparavant poursoutiens. La Hollande et les princes d’empire donnent la main à leursanciens adversaires, l’Espagne et l’Autriche, pour combattre laFrance et la Suède dont jadis ils invoquaient l’appui. Si cette der-nière ne se retourne pas contre son ancienne alliée, c’est qu'ellecommençait à s'inquiéter des progrès de l’électeur de Brandebourgqui visait à lui enlever le protectorat de la réforme en Allemagne.Mais la France et la Suède ne se trouvent plus dans la même posi-tion qu’à l’époque de la guerre de Irente ans ; éloignées l'une de l’au-tre et sans alliés intermédiaires, elles ne peuvent tenter que des