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Histoire Moderne.
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SECONDE «ÉVOLUTION D’ANGLETERRE

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manente en temps de paix, sans l'autorisation du Parlement. Puiselle proclamait les droits du peuple, entre autres le droit de pétition,la liberté des élections, la liberté des débats parlementaires, l’institu-tion du jury, la convocation fréquente des Parlements. En outre, laConvention prit à l’unanimité l’importante décision par laquelle toutprince catholique était exclu de la succession au trône.

Caractères de la réoolulion de Î688. — La révolution de 1688 dif-fère beaucoup de celle de 1649. En premier lieu elle ne fut ni la vic-toire d’un parti ni le triomphe d’une secte. Mouvement à la fois poli-tique et religieux, elle entraîna tories etvvhigs, anglicans et dissidents.Elle ne fut pas non plus l'œuvre d’une classe à l’exclusion d’uneautre. Fomentée et dirigée par des chefs appartenant à la plus hautenoblesse, elle n’en fut pas moins populaire et vraiment nationale.Profondément empreinte du génie et du caractère anglais, la révo-lution de 1688 devait être pour la Grande-Bretagne la glorieuse ré-volution .

L’impression produite au dehors par la révolution de 1688 fut toutautre aussi qu’en 1649. La révolution de 1649 n’avait guère été pourle continent qu’un spectacle extraordinaire, en lui-même étrangeraux intérêts des autres états. Celle de 1688, au contraire, remua toutel’Europe. Mais ce ne fut nullement sa portée, quant au gouvernementintérieur, qui préoccupa les peuples et les rois. Sans doute pour lesprotestants, la chute de Jacques II, c’était la réforme sauvée. Maisl’Angleterre conquise à la ligue d’Augsbourg, c’est-à-dire à la luttecontre Louis XIV, voilà ce qui étouffait toute autre pensée chez lesgouvernements comme chez les peuples.

44. Guerre d’Allemagne (1688-1697). — La Ligued’Augsbourg. — Les actes arbitraires de Louis XIVavaient exaspéré l’Europe. Amis et ennemis, catholi-ques et protestants, le St-Siège lui-même, tous avaienttant d’injures à venger qu’ils n’altendaient qu’une occa-sion. Ils crurent l’avoir trouvée dans la révocation del’édit de Nantes, dont on entrevoyait les funestes con-séquences pour la France. Cette fois Guillaume d’Oran-ge, l’intrépide défenseur de l’indépendance de l’Europe,n’eut pas de peine à former une coalition. Les rivauxles plus acharnés n’hésitèrent plus à se donner la mainpour combattre l’ennemi commun : l’Espagne, la Hol-lande, la Suède, l’Autriche, le Brandebourg, la plupart