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Histoire Moderne.
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GUERRE D'ALLEMAGNE

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une flotte pour passer en Irlande. Mais le lâche princene commit que des fautes et ne tarda pas à revenir enFrance. Dans la suite la flotte française subit un granddésastre près du cap de lallogue. Néanmoins la Francecontinua avec avantage la guerre maritime, à laquelleses corsaires Jean-Bart et Duguay-Trouin prirent unepart glorieuse. D’un autre côté, la lutte continentaleavait pris de formidables proportions. Non seulementelle s’étendait du Rhin aux Alpes, mais des Pyrénéesaux Carpathes,depuis que la grande guerre de l’Occidents’était confondue avec celle des Turcs. Le concoursdes Ottomans favorisa Louis XIV, qui presque partoutconserva l’avantage contre ses nombreux ennemis (àFleurus, à Steinkerque, à Neerwinden, etc.).

Paix de Rysivick (1097). - Mais la France s’épuisaitdans cette lutte inégale. D’ailleurs le roi d’Espagne semourait et Louis XIV, qui prétendait recueillir sa suc-cession, ne tenait pas à être, à ce moment-là, engagédans une guerre européenne. De leur côté, la plupartdes puissances coalisées pliaient sous le poids d’uneguerre qui ne leur avait valu que des frais énormes etde grands revers. Sur ces entrefaites, Louis XIV étantparvenu à détacher le duc de Savoie de la coalition, lesautres puissances cédèrent et la paix fut signée à Rys-wick ([très delà Haye). La France rendit toutes les con-quêtes faites depuis le traité de Nimègue, ainsi quetoutes les villes acquises par le moyen des chambres deréunion, excepté Strasbourg (en échange de laquelleLouis XIV donnait Fribourg en Brisgau, qui lui avaitété cédée par le traité de Nimègue). La Lorraine futrestituée à son duc. Enfin, Louis XIV reconnaissaiti-uillaume III comme roi de la Grande-Bretagne.

Ainsi se termina cette guerre, la plus vaste, la plus longue, la plusterrible qu’on eût vue depuis longtemps. Les deux partis avaient dé-ployé sur terre et sur mer des forces incomparablement plus grandes