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HISTOIRE GÉNÉRALE
concessions et signa la paix religieuse de Nuremberg(1532). Une grande armée impériale marcha contre lesultan, qui battit en retraite.
Protestants et catholiques durent également s’unirpour réprimer les horreurs qui, sous prétexte de Ré-forme, désolaient la ville de Mïnister en Westphalie. Desinsurgés en avaient chassé l’évêque et l’avaient livréeau pouvoir des anabaptistes et de leur chef Jean deLegde. Ils y exercèrent une autorité absolue et y com-mirent toutes sortes d’atrocités. Au bout de six mois_ cependant, la cité fut reprise par l’évêque et ses alliés ;Jean de Leyde et ses compagnons périrent dans les sup-plices (1534-1535).
§ 22. La guerre de Smalkalde. Paix d’Augsbourg (1555).— Charles-Quint avait dû quitter l'Allemagne. L’admi-nistration de son vaste empire l’appelait d’un bout del’Europe à l’autre. Afin de punir les pirates barbares-ques, alliés du Sultan, qui infestaient la Méditerranéeet désolaient les côtes de l’Espagne et de l’Italie, Char-les-Quint résolut d’en purger la mer. Il passa en Afri-que, prit Tunis et délivra vingt mille prisonniers chré-tiens (1535).
Il allait marcher sur Alger lorsque éclata la troi-sième guerre avec François I er . Après la trêve de Nice,il reprit ses projets. Mais son expédition contre Algeréchoua (1541). Aussitôt après commençait la quatrièmeguerre avec la France. Enfin la paix de Crespy (1544),permit à Charles-Quint de vouer de nouveau toute sonattention à l’Allemagne.
L’Empereur résolut de frapper un grand coup et debriser toutes les résistances. Les chefs des protestants,l’électeur Jean-Frédéric de Saxjï et le landgrave Phi-lippe de Hesse furent mis au ban de l’Empire. Enmême temps, Charles-Quint réussissait à détacher dela cause réformée Maurice de Saxe, cousin de l’élec-teur. Les villes protestantes du sud (Ulm, Augsbourg,