KPOUUI-; DE LA RÉFORMATION 57
La môme année, la paix avec l’Espagne fut conclue àVervins. sur les bases du traité de Câteau-Cambrésis.
L’avènement d’Henri I V et le succès de ses armesarrêtèrent les effets politiques de la Contre-Réformedans l’Europe centrale. Le duc de Savoie avait recou-vré, en 1551), les Etats que lui avait enlevés Fran-çois I er . Il réclama aussi les territoires que lui avaientarrachés les Bernois. Ceux-ci durent céder et rendre leCliablais et le pays de Gex (1564). Moyennant ce sacri-fice, ils conservèrent le Pays de Vaud. En 1601, la pos-session de cette contrée leur fut confirmée par le traitéde Lyon. Ce traité consacrait définitivement l’indépen-dance de Genève. Par contre, la Savoie cédait la Bresseet le Bugey à la France ; celle-ci s’étendait ainsi jus-qu’au Jura.
jj 34. Le règne d’Henri IV. — Une fois maître de sonroyaume, Henri IV songea à l’organiser et à réparer lesmaux de la guerre. Son ministre Sully l’aida dans cettetâche. Il rétablit l’ordre dans les finances; il créa desvoies de communication, fit des travaux publics impor-tants et encouragea l’agriculture. « Labourage et pâtu-rage, disait-il, sont les deux mammelles qui nourrissentla France. » Henri IV de son côté essaya de favoriser lecommerce et l’industrie, notamment celle de la soie. Ala même époque, des Français colonisaient le Canada ety fondaient la ville de Québec.
Depuis longtemps, le roi vivait séparé de sa femme,.Marguerite de Valois; il obtint l’annulation de son ma-riage et épousa, en 1600, Marie de Mûdicis. Il en eutplusieurs enfants, dont l’ainé lui succéda.
Bien qu’il eiit abjuré, Henri IV n’ignorait pas que lesprotestants d’Allemagne avaient été constamment lesalliés de ses prédécesseurs ; il n’oubliait pas non plusque la maison de Habsbourg restait toujours la rivalede la maison de France. Sa politique extérieure futdominée par cette double pensée. Il nourrissait, du reste,