EPOQUE DE LA DEFORMATION
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Adolphe, tels que Ilorn, Buner. Bernard de Weimar semirent à la tète des troupes suédoises.
En même temps, Wallenstein tombait en disgrâceauprès de la cour de Vienne. On l’accusait de conspirercontre l’Empereur et même d’aspirer à la couronne.On réussit à exciter contre lui ses principaux lieute-nants (Gallas, Piccolomini). Enfin Ferdinand le déposaet, quelques jours après, Wallenstein périt assassiné àEger (16154). L’Empereur n’avait pas ordonné le crime,mais il récompensa richement les meurtriers.
L’Empereur prit à sa solde l’armée de Wallenstein;elle pénétra en Bavière, prit Ratisbonne, et iniligeaauxgénéraux Horn et Bernard de Weimar une sanglantedéfaite à Nôrdlingen (1634). L’armée suédoise se retira,et plusieurs princes protestants en profitèrent pour seréconcilier avec Ferdinand. De son côté, l’Empereurfit des concessions; par le traité de Prague (mai 1635)il renonçait à l’édit de restitution.
§ 46. Période française (1635-1648). — Le succès desarmes impériales détermina Richelieu à intervenir di-rectement. La France s’allia avec la Suède et la Hol-lande, puis déclara la guerre à l’Empereur et à l’Es-pagne. Elle envoya aussitôt des subsides à Bernard deWeimar. Ce général aventureux rêvait de fonder uneprincipauté indépendante sur les bords du Rhin. Ilavait déjà conquis Brissach et une partie de l’Alsacequand il mourut subitement à la fleur de l’âge (1639).Richelieu prit son armée à sa solde et garda ses con-quêtes.
La guerre se prolongea encore neuf ans. Les Suédois,repoussés dans le nord après la bataille de Nôrdlingen,rentrèrent en campagne : leurs généraux Baner, Tors-tenson, Wrangcl remportèrent d’éclatantes victoires 1 .
' Witf stock (LlîSO), lïreitenfeld ou Leipzig (1642), Magdebourg(1045), Jankau en Bohème (1045).