EPOQUE DE LA RÉFORMATION
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Modifications territoriales. — Deux puissances profitè-rent surtout de la guerre de Trente Ans : la France et laSuède.
La possession de Metz, Toul et Verdun fut confirméeà la France. Elle reçut, en outre, l’Alsace autrichienne,la souveraineté sur dix villes impériales alsaciennes 1 , leSundgau, plus Brissach. La France atteignait ainsi lafrontière du lthin 2 .
La Suède reçut la Poméranie antérieure, les îles voi-sines, Stettin, Wismar, l’évêché de Brême (sans la ville)et celui de Verden. Elle avait réalisé le plan de Gustave-Adolphe et assuré sa prépondérance sur la Baltique.Bien plus, elle s’établissait sur la mer du Nord.
La Bavière recevait le Haut Palatinat ; la Saxe et leBrandebourg bénéficiaient également d’augmentationsterritoriales.
Modifications politiques. — La situation politique estrétablie comme en 1(118. Cependant le duc de Bavièreconserve la dignité électorale, enlevée à l’électeurpalatin durant la première partie de la guerre (1623).Pour dédommager la maison palatine, on crée unehuitième dignité électorale qui lui est attribuée. Enoutre, le traité de Westphalie reconnaît l’autonomie desprinces vis-à-vis de l’Empereur ; ils peuvent conclureentre eux ou avec l’étranger des alliances sans l’autori-sation de l’Empire. Enfin le traité de Westphalie consa-cre l’indépendance de la Suisse et des Pays-Bas.
Affaires ecclésiastiques. — La paix d’Augsbourg estconfirmée et étendue, non seulement aux luthériens,mais aussi aux autres confessions réformées. Quant auxbiens de'l’Eglise, on s’en tient à l’état de fait existanten 1624.
1 Strasbourg resta indépendante jusqu’en 1681. Mulhouse, alliée-des Suisses, maintint son indépendance.
2 Richelieu avait voulu « mettre la France partout où fut l’an-cienne (iaule ».