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Des milliers de protestants (2 à 3UOOOO) quittèrentalors la France, malgré les peines sévères qui frap-paient les fugitifs. Ils trouvèrent asile en Angleterre,en Hollande, en Suisse, en Allemagne et particulière-ment dans le Brandebourg. Ils y apportèrent leur zèle,leur activité, leurs habitudes d’ordre et d’économie,leurs connaissances industrielles et commerciales. Ilscontribuèrent pour autant à la prospérité des pays quileur offraient l’hospitalité. Leur départ causa à laFrance un préjudice irréparable 1 .
CHAPITliK IV
Déclin de la puissance française.
§ 58. La Guerre du Palatinat (1688-1697). — La révo-cation de l’édit de Nantes marque un arrêt dans ledéveloppement de la France : tôt après, la puissance deLouis XIV décline.
Après avoir subi les violences de Louis XIV, l’Europese ressaisit. Les prétentions du roi de France à la posses-sion du Palatinat 2 et son intervention dans les affairesde l’évêché de Cologne servirent de prétexte à unelevée de boucliers. L’Empereur, plusieurs princes alle-mands, l’Espagne, la Suède conclurent à Augsbourg uneligue destinée à arrêter les empiètements de Louis XIV.L’Angleterre, après avoir renversé une seconde fois les
' Malgré touti-s les persécutions, le protestantisme ne disparutpas complètement de France. Les Eglises du désert continuèrent àsubsister. Dans les Cévennes, les Camisards résistèrent, les armesà la main, à toute tentative de conversion. Les protestants d’Alsace,conservèrent aussi leur liberté religieuse.
’ 2 Elisabeth-Charlotte , sœur de l’électeur palatin Charles, mortsans enfanls mâles, avait épousé le due d’Orléans, frère deLouis X(V.