LA MONARCHIE ABSOLUE
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mies, à ramener l’ordre dans les finances. Il protégeal’industrie et le commerce; les colonies des Antilles etde l’Océan Indien atteignirent un haut degré de pros-périté. Fleury haïssait la guerre etvoulait la paix à tout prix 1 ; il négli-gea même la marine militaire pour nepas alarmer la Grande-Bretagne. Maismalgré son amour de la tranquillité,il ne put empêcher la France de par-ticiper à la guerre de succession dePologne.
§ 72. La guerre de succession de Po-logne. — La guerre de succession dePologne eut aussi un caractère géné-ral : toute l’Europe centrale y fut in-téressée. A la mort d’Auguste II deSaxe, la majorité des nobles polonaisproclama Stanislas Lesczinski, l’an- Fvj - • ï f- — dignitaire
de la cour
cien favori de Charles XII, détrôné ,ie Louis xv.par Auguste et devenu, dans la suite,beau-père de Louis XV. Mais une autre fraction del’aristocratie, soutenue par le tsar et l’Autriche, pro-clama Auguste III, fils d’Auguste IL La guerre éclataet devint bientôt européenne. La France, l’Espagne etla Sardaigne soutinrent Stanislas contre la Saxe, l’Au-triche et la Russie.
Cette guerre nuisit surtout à l’Autriche. Ses posses-sions italiennes furent envahies; ses troupes furentbattues sur le Rhin. D’autre part, les secours insuffi-sants envoyés à Stanislas ne réussirent pas à le repla-cer sur le trône. Les belligérants finirent par signer letraité de Vienne (1738). Stanislas Lesczinski renonçait àla Pologne; il recevait èn revanche le duché de Lorraine
1 II ne voulait pas que son ministère fût un ministère histo-rique.
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