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Histoire moderne et histoire contemporaine / par Paul Maillefer
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LA MONARCHIE ABSOLUE

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La Saxe et la Suède entrèrent aussi dans l’alliance autri-chienne. La Prusse devait être démembrée et les coa-lisés devaient s’en partager les dépouilles.

Mais Frédéric II, informé des projets de ses enne-mis, les prévint avant l’achèvement de leurs préparatifs.11 fondit sur la Saxe, entra à Dresde, mit en fuite l’élec-teur Auguste III, captura son ar-mée et s’empara de ses Etats (175<>).

La guerre de Sept Ans avaitcommencé. Frédéric se trouvaiten présence d’une formidable coa-lition. Il déploya dans cette luttetoutes les ressources de son génieet une indomptable opiniâtreté.

Souvent vainqueur, il essuya aussides désastres. Il vit ses Etats en-vahis et dévastés, sa capitale livréeà ses ennemis. Mais son héroïsmesauva la Prusse.

Dans la seconde année de laguerre (1757), 1’efïort de Frédéricse porta surtout sur sa frontièreoccidentale et méridionale. LaBohême, la Saxe, la Silésie et leHanovre furent le théâtre deshostilités. Les Russes envahirent la Prusse orientale; lesAnglais, alliés de Frédéric, subirent un désastre ; lui-même, vaincu à Kolin, dut évacuer la Bohême. Mais lesdeux brillantes victoires de Rossbach en Saxe, sur l’inepteSoubise, et de Leuthen, en Silésie, sur les troupes autri-chiennes, rétablirent l’équilibre en faveur de la Prusse.

L’année suivante (1758), Frédéric courut au pluspressé. Les Russes s’avançaient en pillant jusqu’àFOder et assiégeaient Kustrin. Le roi les vainquit àZorndorf, puis regagna la Silésie à marches forcées. Ladéfaite qu’il y subit à Hochkirch n’eut pas pour lui lesconséquences funestes qu’on aurait pu attendre.

Grenadier de la

Fig. 33.

garde prussienne (1700).