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Histoire moderne et histoire contemporaine / par Paul Maillefer
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LA MONARCHIE ABSOLUE

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Frédéric nentendait que ion résistât à sa volonté 1 ; ilfut un autocrate dans toute lacception du terme. Ilvoulait le bien de ses sujets, mais à sa manière, non à laleur. Le roi de Prusse fut un des représentants les plusillustres du despotisme éclairé, dont les principes sontrésumés dans la formule : « 'Fout pour le peuple, rienpar le peuple. »

§ 77. LAutriche et lEmpire à lépoque de François I er< 1745-1765» et de Joseph II 1 1765-1790) 2 3 * . En Autriche,Marie-Thérèse sefforça de réparer les maux de laguerre et dintroduire des réformes utiles. A sa mort(1780), Joseph II prit les rênes du pouvoir. Il étaitanimé des meilleures intentions et gouverna, lui aussi,daprès les principes du despotisme éclairé. Il proclama,dans ses Etats, la tolérance; il supprima un grandnombre de couvents 5 et employa leurs revenus à sub-ventionner des écoles. Il abolit la torture et le ser-vage ; il proclama légalité de tous devant la loi.

Mais dans sa bâte de vouloir tout réformer, Joseph II

1 Frédéric Guillaume prétendait à l'affection obligatoire de sessujets. En jour il interpelle un juif qui courait : «Pourquoi fuir, lui<lit-il ?» « Javais peur. » Le roi le roue de coups de bâton encriant : « Vous ne devez pas avoir peur de moi, canaille, entendez-vous? Vous devez maimer. »

s Deux grandes guerres avaient accentué la rivalité entre laPrusse et lAutriche. Elle continua après la paix de Iiubertsbourg.Grâce à lopposition de Frédéric, Joseph II échoua dans une ten-tative faite pour semparer dune partie de la succession de Ravière(1778-1779). Un peu plus tard, Joseph imagina déchanger les Pays-Bas contre la Bavière. Cet agrandissement de lAutriche aurait étéun danger pour la Prusse. Le roi conclut alors avec la Saxe et leHanovre Y alliance des princes allemands, et réussit à contenirl'ambition autrichienne.

3 « Je naime pas. disait-il, que des gens qui ont pour mission de

préparer notre salut dans lautre monde se donnent tant de peinepour diriger nos affaires dans celui-ci. » 11 trouvait que les cou-

vents des ordres contemplatifs étant inutiles au prochain, ne pou-vaient. par conséquent, pas être agréables à Dieu.