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Usées; et surtout, ils étaient d'admirables écrivains,,présentant leurs doctrines sous une forme claire, spiri-tuelle, agréable à lire. C'est à cette précieuse qualité del’esprit français qu'ils durent leur prodigieux succès.
Voltaire s’attaqua aux abus lespluscriantsdu régime,aux usages contraires à l'humanité, à la torture, auxsupplices cruels, à la procédure secrète, aux privilègesdu clergé. Mais Voltaire fut surtout l'adversaire impi-toyable de l’intolérance. Durant sa longue carrière, illa combattit avec une énergie et une persévérance sanségales ’. Il n'étaitpas athée, mais iln’admettait que lareligion naturelle,par opposition auxreligions révélées.
Montesquieu prê-cha aussi la tolé-rance. Mais il s’estoccupé surtout depolitique. A l’abso-lutisme et au despo-tisme, il oppose lamonarchie constitutionnelle : l'organisation anglaiselui parait le type du meilleur gouvernement. Il réclameaussi l’abolition de certains privilèges nobiliaires(exemption de l’impôt, inain-morte, droits de justice)et des abus les plus criants de la procédure.
Rousseau va plus loin que ses deux prédécesseurs. Ilcombat non seulement les abus mais la société elle-même. L’homme est naturellement bon, dit-il, lasociété le déprave. Il faut donc revenir à la nature,créer une société nouvelle, dans laquelle tous les hom-mes seront égaux et choisiront eux-mêmes leur gou-vernement. En matière de dogme, Rousseau rejette la
La Pastorale, de Boucher( 1704 - 1770 ).
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1 Son cri de guerre était : « Ecrasons TinfAnie !