LA. MONARCHIE ABSOLUE
135
Il tenta aussi de réorganiser l’instruction publique etde la généraliser.
Pombal chercha, d’autre part, à émanciper son paysde la tutelle économique de l’Angleterre 1 . Il fonda,dans ce but, une Compagnie d’agriculture et uneSociété de commerce. Il encouragea l’industrie natio-nale et développa les colonies. Il fit rebâtir somptueu-sement la ville de Lisbonne, détruite par un tremble-ment de terre ( 1755).
Pombal pratiquait aussi le despotisme éclairé. Il impo-sait avec violence ses réformes à un pays qui ne s’ensouciait point. Il brisait toutes les résistances, et onlui reprochait de « faire le bien à coups de hache ». Sesinnovations ne durèrent pas : après lui, le Portugall’entra dans la vieille ornière.
Comme le Portugal, l’Espagne végétait sous le jougde l'Inquisition et des Jésuites. Charles III (maison deBourbon) entreprit de la relever. Il fut aidé dans satâche par d’habiles ministres 2 . L’Espagne expulsa lesJésuites et essaya d’organiser un enseignement laïque.Charles III n’osa toutefois pas supprimer l’Inquisition ;cependant les condamnations à mort devinrent trèsrares. Le commerce fut encouragé ainsi que l’indus-trie ; la fondation de Sociétés économiques devintgénérale.
§ 8(5. L’Italie. — Les princes de l’Italie pratiquaientaussi le despotisme éclairé. C’étaient, à Naples et àParme, des princes de la maison de Bourbon (brancheespagnole), en Toscane, des princes de la maison d’Au-triche. A Naples, le tout.puissant ministre Tanucci abo-lit la dime et soumit les propriétés de l’Eglise à l’im-pôt. En Toscane, Léopold supprima les privilèges descouvents, abolit la torture et l’Inquisition.
1 « Cinquante mille artisans, sujets du roi Georges, vivent àLondres à nos frais. »
3 Aranda, Gampomanès et Florida Blanca.