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HISTOIKK GÉN'KHAM',
Le Genevois Necker vint ensuite. Il chercha à équili-brer les finances, et la confiance qu’il inspirait lui per-mit d’emprunter quatre cent cinquante millions encinq ans. Mais cela ne comblait pas le déficit ; Neckervoulut restreindre aussi les dépenses : il se heurta àla résistance de la cour. Il publia, en 1781, un compte-rendu de la situation financière de la France. Aussitôtles nobles l’accusèrent de divulguer les secrets del’Etat et il fut également renvoyé.
Le pouvoir passa alors entre les mains de ministrescourtisans, qui dépensèrent sans compter. Colonneemprunta six cents millions en trois ans ; à bout de res-sources, il convoqua une assemblée de notables, maiscelle-ci refusa les réformes proposées. B vienne échouaégalement. Devant la banqueroute imminente, Louis XVIdut rappeler Necker (1788). Celui-ci conseilla et obtint laconvocation des Etats généraux; il fit décider aussi quele tiers Etat, qui comprenait les dix-neuf vingtièmes dela nation, aurait une représentation double, c’est-à-dire autant de députés, à lui seul, que les deux autresordres réunis.
CHAPITRE II
1/Assemblée constituante.
^ 95. Les Etats généraux. — Les élections aux Etats-généraux agitèrent profondément la France. Le peuple"y voyait un remède à tous les maux dont il souffrait.Pour guider leurs députés, les électeurs de chaquecirconscription rédigèrent des cahiers de doléances, quicontenaient toutes les plaintes formulées contre lerégime existant.
Les Etats généraux se réunirent à Versailles, le 5 mai