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Histoire moderne et histoire contemporaine / par Paul Maillefer
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LA libYUl.UTION

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1789. Ils navaient pas de programme bien déterminé.Le gouvernement aurait désiré quils lui accordassentsimplement des ressources financières ; les esprits avan-cés, le tiers Etat surtout, voulaient des réformes.

Une autre question divisait les partis. Volerait-on partète ou par ordre? Dans le premier cas, le Tiers étaitassuré de la majorité, car il dispo-sait de 584 voix contre 561L Dansle second, les deux Etats privilé-giés feraient majorité et soppose-raient aux réformes. On perditsix semaines en débats stériles surcette affaire.

Enfin, le Tiers résolut dimpo-ser sa volonté. Le 17 juin, sesdéputés, auxquels sétaient jointsquelques nobles et quelques re-présentants du bas clergé, se pro-clamèrent Assemblée nationale 1 2 3 .

Le 20 juin, ils se réunirent au Jeu de paume et jurèrentde pas se séparer avant davoir donné une constitu-tion à la France*. Alors le roi irrité convoqua une séancegénérale, le 28 juin, et enjoignit aux ordres de délibérerséparément. Leliers refusa dobéir : le roi dut enfincéder, et la réunion des trois ordres fut ainsi un faitaccompli 4 . Lassemblée qui devait donner une consti-tution au pays reçut le nom d' Assemblée constituante.

1 Sans compter qu'il y avait aussi quelques représentants desordres privilégiés qui désiraient des réformes.

2 Sieyès, l'auteur de la proposition, avait écrit : « Ouest-ee que letiers Etat '/ Rien. Que doit-il être? Tout. »

3 « Le jeu de paume, dit Michelet, fut comme la crèche pour lanouvelle religion, son étable de Bethléem. »

s « Puisquils ne veulent pas sen aller, dit h- roi. quon leslaisse. » Lapostrophe célèbre de Mirabeau au maître des céré-monies a probablement été arrangée après coup : « Allez dire auroi, votre maître, que nous sommes ici de par la volonté du peupleet que nous nen sortirons que par la force des baïonnettes. »

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