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beau. Ce dernier était un noble de Provence, mais ilavait, dès I’abord, fait cause commune avec le peuple.Son éloquence contribua beaucoup à précipiter l’allurede la Révolution.
La marche rapide des événements passionnait l'opi-nion : en dehors de l'Assemblée, tout le monde, ou àpeu près, s’occupait de politique. La presse, que nullecontrainte n’arrêtait plus, se donnait libre carrière. Desjournaux révolutionnaires excitaient la populace. Leplus violent était l’Ami du Peuple, rédigé par le fou-gueux Marat.
Dès les débuts s’étaient fondés des clubs ou sociétéspolitiques destinées à propager les idées nouvelles. Ilsavaient leur centre à Paris, et des affiliés dans les prin-cipales villes de K rance. Le club des Feuillants avait destendances relativement modérées; Bailly et La Fayetteen étaient les membres les plus en vue. Le club des Jaco-bins et celui des Cordeliers visaient déjà à la suppressionde la royauté et à l’établissement de la République. Ilscomptaient parmi leurs orateurs les plus violents, lesJacobins, Robespierre, les Cordeliers, Camille Desmou-lins et Danton. Un club suisse cherchait à révolution-ner, de Paris, les pays sujets de Berne et de Fribourg.
. $ 99. L’œuvre de l’Assemblée constituante. — La Cons-tituante, avant de donnera la France une constitution,commença par formuler les principes sur lesquels elleentendait fonder la société nouvelle. En conséquence,elle rédigea la Déclaration des droits de l’homme, quiproclamait la liberté et l’égalité 1 des citoyens, la souve-raineté de la nation 2 3 , la propriété inviolable 5 .
Puis l’Assemblée élabora la Constitution. La souve-
1 « Tous les hommes naissent et demeurent libres et éj*aux endroits.— La liberté consiste à pouvoir faire toutcequi ne nuit pas àautrui. »
s « Le principe de toute souveraineté réside dans (a nation. »
3 « La propriété est un droit inviolable et sacré. »