LA HLVOLUTION
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refusa d’entrer dans ces vues. Pour mettre fin à l'agita-tion, elle déclara son œuvre terminée et se sépara, le50 septembre 1791. Elle laissait le pouvoir aux autoritésprévues par la Constitution : le roi et l'Assemblée légis-lative.
CHAPITIîE III
La Législntivc* et la Convention.
§ 101. Nouveau groupement.des partis. — Obéissant àun scrupule exagéré, les membres de la Constituanteavaient décidé qu’aucun d’eux ne pourrait faire partiede la Législative. Cette mesure, était une faute; elle écar-tait du pouvoir les hommes (pii, précisément, avaientpu acquérir, au milieu des débats parlementaires, desnotions utiles sur le maniement du pouvoir. La Légis-lative fut composée, en conséquence, d’hommes nou-veaux, inexpérimentés. Sur 745 députés, plus de lamoitié n'avaient pas trente ans ; 400 environ étaient desavocats.
Dans la nouvelle Assemblée, les royalistes de toutesnuances siégeaient adroite; les républicains, plus nom-breux, siégeaient à gauche. Dans leur majorité, c’étaientdes républicains modérés (Vergniaud, Hrissot, Condor-cet, Pétion), nommés Girondin s parce que leurs prin-cipaux chefs étaient députés de la Gironde 1 . Mais, àl’extrême gauche et sur les gradins les plus élevés, figu-raient déjà les exaltés, les Montagnards.
La tâche d’appliquer une constitution monarchiqueincombait donc à une assemblée en majorité républi-caine. Il y avait là une anomalie singulière ; l’histoire
1 Ils Sf groupaient (tans le salon de la belle el spirituelle .V"" />’«-lantl.