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des fuis violés. En môme temps, la situation financièrede la Erance devenait déplorable ; la Conventiondécréta le cours forcé des assignats, ce qui contribuaencore à les déprécier, 'fout cela n’arrêtait pas lescondamnations à mort et les exécutions ; on tuait, sem-blait-t-il, pour le plaisir de tuer.
Bientôt cependant les Montagnards se divisèrententre eux. Robespierre, le chef des Jacobins, aspirait àla dictature. Il entra en lutte avec les exaltés, les ultras.dont les excès compromettaient la Révolution, puis avecles modérés, Danton en tête, qui gênaient ses visées ambi-tieuses. Son ami et son bras droit, Saint-Just, dénonçatout d’abord les exaltés à la Convention (Chaumette 1 ,Hébert 2 3 , Cloots, Ronsin) ; ceux-ci furent arrêtés, tra-duits devant le Tribunal révolutionnaire et exécutés(‘24 mars 17!)4). Puis les modérés et les corrouipus (Dan-ton’, Desmoulins, Hérault-Séchelles, etc.) subirent lemême sort (5 avril 171*4).
§ 108. Le9 thermidor. — Robespierre restait le maître,etla Terreur redoubla 4 . Mais cette tyrannie sans égale com-mençait à peser à chacun. Le nombre des ennemis deRobespierre s’accrut de tous ceux qui craignaient pourleur vie. Pour effacer l’œuvre des Hébertistes, Robes-pierre força la Convention à décréter l’existence d’unEtre suprême, en l’honneur duquel une fête devait êtrecélébrée dans le jardin des Tuileries. Robespierre la
1 C.liaumette, procureur de la commune, poussait la simplicitéégalitaire jusqu’à porter des sabots: il avait proposé à la Conven-tion « que la Terreur fût placée à l'ordre du jour ». — il fut exé-cuté le 18 avril 1704.
2 On doit à Hébert un mot célèbre : « I,'instruction est aussinécessaire que le pain. »
3 Danton dit au bourreau: «Tu montreras ma tète au peuple,elle en vaut la peine. »
4 La loi du ‘ü prairial (H) juin 17!M) avait porté la Terreur auparoxysme. Kn V.) jours, il veut 187$ exécutions.