HISTOIRE GÉNÉRALE
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•et William Pitt, qui s’y était opposé, voyait sa popula-rité s’accroître l . La Russie se rapprochait de l’Angle-terre. Le tsar Paul I er avait été assassiné, et son filsAlexandre I e1 ' se montrait moins hostile à l’alliancebritannique.
En même temps, l’ambition de Bonaparte effrayaitl’Europe. Comme autrefois le Directoire, il intervenaitdans les pays limitrophes, leur imposait une organisa-tion conforme à ses idées, et les réduisait à n’être plusque des vassaux de la France. La République batave«tait transformée dans un sens fédératif et conserva-teur. En Suisse, trois années de luttes (1800-1802) en-tretenues par la France, avaient créé une véritable anar-chie. Bonaparte intervint, imposa l’Acte de Médiation,et abaissa la Confédération au rôle de satellite de laFrance. La Cisaipine devenait une République italiquedont Bonaparte était nommé président.
En outre, le premier Consul essayait de relever lamarine française et de reprendre l’île de Saint-Domin-gue, aux Antilles. Là, le nègre Toussaint-Louverture,appliquant aux noirs les principes proclamés par laRévolution, avait soulevé le pays et organisé uneRépublique. Bonaparte voulait reconquérir cette co-lonie.
Ces événements exaspérèrent l’opinion publique del’autre côté de la Manche. William Pitt revint au pou-voir. Les Anglais refusèrent d’évacuer Malte, et laguerre avec la France recommença (1808). Il devait enrésulter, entre les deux puissances, un duel à mort,qui dura jusqu’en 1815.
Bonaparte commença d’importants préparatifs. Il s'em-para du Hanovre, qui appartenait à l’Angleterre. Il éta-blit son camp à Boulogne et y concentra de nombreusestroupes qui devaient, à la première occasion, opérer unedescente en Grande-Bretagne.
< William Pitt, le jeune. Voir, papre 138, William Pitt, l’ancien.