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HISTOIRE GÉNÉRALE
est surtout nombreux et militant en Russie, où il a reçule nom de parti nihiliste.
§ 210. Le féminisme. — Le féminisme est un descôtés de la question sociale. Il vise à l’émancipation dela femme. Celle-ci se trouve en effet, chez la plupartdes nations civilisées, dans une situation inférieure àl’homme.
Les féministes réclament une amélioration. Les plusmodérés revendiquent pour la femme l’égalité civile,c’est-à-dire le droit de disposer, ainsi qu’un homme, desa liberté, de sa fortune et du produit de son travail.D’autres demandent 1 ’égalité sociale et économique: lesfemmes doivent avoir accès aux mêmes emplois etavoir la faculté d’exercer les mêmes professions que leshommes. Les plus avancés prétendent à l’égalité com-plète et absolue dans tous les domaines.
Ces théories, nées dans les pays anglo-saxons, sontentrées dans la pratique et gagnent peu à peu du ter-rain. L’égalité civile est un fait accompli dans ungrand nombre d’Etats. L’égalité sociale et économiquese réalise partiellement et peu à peu. Quand à l’égalitéabsolue, elle existe dans le YVyoming, où la femme peutêtre électeur et éligible à toutes les fonctions publi-ques. Le suffrage féminin est établi également dans leterritoire fédéral de Washington, dans la Nouvelle-Zélande et dans l’Australie occidentale et méridionale.
§ 2H. Améliorations réalisées par l’initiative privée etpar l’Etat. — Le parti socialiste n’a pas le monopoledes idées philanthropiques. Il n’est personne aujour-d’hui qui ne souhaite des réformes et des améliorationssérieuses de la condition matérielle et intellectuelledu peuple. Un grand nombre de celles-ci sont déjàréalisées.
Les unes le sont par l’intervention directe de l’Etat.Les attributions de celui-ci vont en augmentant; on