P R E’ F A C E. } v
pratique. Le calcul littéral a cela d’avantageux, qui! mé-nage la capacité de l’elprit en lui préfentant une infinitéd’objets fous l’expreflion la plus fimple, fans être diftraitpar la complication de leur rapports ; il luffit de n’avoirattention qu’aux réglés du calcul, Sc la plume feule con-duit directement à la réfolution qu’on- cherche, qui de-*vient enfuite une formule générale pour toutes- les quef-tions femblables, fans avoir befoin d’autres démonilra-tions que celles que l’on tire de l’évidence du calcul mê-me , dont les opérations font fondées fur des fimples axio-mes. Souvent une feule expreflion littérale donne jour àune Science entière, dont on développe fans peine tou-tes les conféquences les unes après les autres, comme on 'en pourra juger par la maniéré dont nous avons expriméles réglés du mouvement, Sc celles de lamefure des Eaux.Cependant mon defièin ayant été de faire enforte que cetOuvrage devint utile à tous ceux qui le liroient, j’ay eufoin d’expofèr en forme de maxime toutes les réglés quej’ai déduites de l’Analyfe ordinaire Sc des nouveaux Cal-culs ; j’ai même appliqué ces Maximes à des exemples nu-mériques , pour qu’on fe les rendit plus familières Sc qu’ons’en fervît avec la même confiance, que la plupart ont or-dinairement pour les opérations de la Géométrie, Prati-que , quoiqu’ils ignorent la théorie qui les a fournies.
J’étois à la veille de mettre au jour' le Traité que j’avoispromis en 1729.. fur i’Architeélure Hydraulique, qui nedevoir embraflêr, ( comme je l’ai annoncé alors) que lesdifferens Ouvrages de Maçonnerie , Charpente ,<Fafcinagequi le font dans l’eau, iorfque voulant faire le projet d uneMachine pour élever l’eau, je lus fort fiirpris de ne fçavoircomment m’y prendre pour en déterminer exactementtoutes les parties, de maniéré à fatisfaire un bon efprit quitfrauroit demandé compte de la difpofition>de chaque