iv PRE’ÎÂC E.
conde de ce que les Mathématiciens n ont point allez ap-pliqué à la perfection des Arts les conféquences quils 5pourroient tirer de leurs principes; car excepté, les Mé-moires de l’Académie Royale .des Sciences où l’on trouveun grand nombre de recherches utiles.; lùr.toutes fortes de ‘fùjets/ nos Livres de Mathématiques font d’une fi grandefecherefïè, qu’il n’eft pas furprenant que'les Praticiens n’ytrouvent point allez d’attraits pour y pûifèr les connoilïàn-ces qui leur fèroient elîêntielles : ils s’en tiennent ordinai-rement à quelques petits Traités de Géométrie & de Mé-canique , & lorfqu’ils y ont appris l’ulàge qu’on peut faire -de quelques propofitions générales, ils s’imaginent en fça-voir allez. Pour l’Algèbre elle n’eft propre qu’à fervir d’a-mufement à ceux qui ont allez de confiance pour s’occu-per de queftions difficiles qui ne mènent arien. Cependantcomme elle eft abfolument nécefïàire pour réfoudre uneinfinité de cas qui fè préfèntent tous les jours dans la confi*truélion des Travaux, c’eft pour les défàbufer d’une opi-nion fi injufte, & leur montrer la nécefîité de la théorie fque j’ai entrepris d’écrire fur l’Architecture Hydraulique,qui en eft beaucoup plus fùfceptible que la civile. Commeon n’ignore point l’importance d’un fujet quiinterefîè au-tant les befbins de la vie, j’ai crû qu’en m’appliquant à letraiter avec exactitude, on me fçauroit gré d’employeraulîi utilement les momens de loifir dont je puis difpofèr ;je crains feulement que ceux qui n’ont pas l’ufàge de l’Ai-gebre, & qui fè font déjà plaints de ce que j’en avois ré-pandu dans mes autres Ouvrages, ne murmurent d’en trou-ver beaucoup dans celui-ci ; mais comment veulent-ilsqu’on falfe \ elle eft devenue la clef de toutes les découver-tes , il n’eft pas poftible de s’en palier, dès qu’on veutagir avec précifion ; ce n’eft que par fon moyen que l’onpeut déduire des Méthodes pour opérer fûrement dans la