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Tome second.
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Un certainvolumed'air pefeune foisplus en hy-ver quenété .

Fig. 3-

Architecture Hydraulique, Livre III.

808. On fe fert auffi de la machine du vuide,pour connoî-tre la pefanteuc d’un certain volume d’air , afin de la comparer àcelle d’un pareil volume qui feroit plus ou moins dilaté ; on prendun balon de verreou une bouteille^onton adapte bien le goulet avecle tuyau de la fcringue , afin d’en pomper l’air, comme l’onvuide celui du ,’recipient ; 6c après qu’on en a affaibli le ref-fort autant qu’il eft poflible , on ferme le tuyau, ôc on le répa-re de la feringue ; on pefe la bouteille en cet état dans des ba-lances fort julies, après quoi on ouvre le tuyau pour laifferrentrer l’air naturel , on pefe encore le tout une fécondé fois ,la différence des deux poids donne celui de l’air groffier de la bou-teille , dont il eft aifé de connoître le volume par le poids de laquantité d’eau quelle peut contenir (626 ) ; c’eft ainfi que M.Homberg a trouvé par des expériences faites avec beaucoupd’exa&itude, qu'un pied cube d'air pefoit en été 7 gros 9 grains, & enhyver 14gros, & environ 15» grains ; c*eft-à-dire un peu plus d’uneonce, fix gros ; qui eft le meme poids que nous avons trouvé parle calcul du Baromètre dans l’article 792 , ainfi P on peut conclu «re j qu'en France Pair ne pefe en été que la moitié de ce quil pefe enhyver : une fi grande différence vient félon M. Homberg , d’unplus grand mouvement de la matière fubtile qui produit unechaleur plus grande, 6c fépare en été les mollecules de l’air lesunes des autres, 6c leur donne un moyen de déployer leur ref-fort ; au lieu quen hyver y ayant une moindre quantité de cettematière répandue dans l’air, ou celle qui s’y trouve ayant moinsde mouvement, les mollecules feraprochent les unes des autres,ôc il s’en trouve par confequent davantage dans un mêmevolume ; ainfi l’air pefe plus ou moins félon la quantité de matièreétrangère dont il eft chargé ; dans les grandes chaleurs il eft plusleger, pareequ’il contient plus de matière fubtile, 6c en hyveril pefe davantage, pareequ il en contient beaucoup moins. Il fuitde ce raifonnement 6c de l’article 807 que la poudre à canondoit avoir beaucoup moins de force en été qu’en hyver, parce-qu’elle trouve beaucoup moins de parties d’air à raréfier, 6cc’eft ce que j’ai éprouvé dans un grand nombre d’expériences.

Cependant le mercure du baromètre ne laiffe pas d’être tou-jours élevé à 27 ou 28 pouces dans une faifon comme dans l’au-tre, au lieu qu’il devroit ce femble, être élevé en hyver dudouble de ce qu’il eft en été î cela vient de ce que la colonned’air qui pefe fur l’orifice de la phiole du baromètre, eft toujoursdans fa totalité, d’un poids à peu près égal dans quelques faifons

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