CHAP. I. DES PROPRIETEZ DE l’AIR.’ 'îque ce foit i mais quelle eft plus dilatée environ du double,fcn été de ce qu elle eft en hyver, ainfi qu il arrive a des liqueurs,
_ dont une certaine mefure ne laiffe pas d égaler fon meme poidsquoiqu’elle fe foit toute mife en moufle. j .
Bop. On peut conclure de ce qui précédé,qu on na jamais 0nle véritable poids des corps qui ont beaucoup ae volume , tels maisque les balots de laine, de cotton , de crins, &c. puifque ces
fefanteur
balots pefent moins dans l'air que dans le vuide de tout le volu- des corfsd’air dont ils occupent la place, ôc d’autant moins que cet airlui même plus pelant, ainli il eft plus avantageux d acheter ces devt) i wne ;fortes de marchandifes en hyver qu en ete.
8 io. On a un pareil intérêt, s’il s’agit de liqueurs qui fe ven-dent à la mefure, de les acheter plutôt l’hyver que 1 ete , puil-qu’un même vafe en contiendra davantage ; par exemple, on voitdans la table de l’art. $ 39 que le pied cube de vin de BourgognePefe en été 66 ib 9 onces, ôc en hyver 58 îbi once qui eft une dif-férence de 24 onces par pied cube; ôc comme le muid en con-sent 8 , il fuit qu’il contiendra en hyver îatbde vin, ou envi-ron 6 pintes de Paris plus qu’en été, je laiffe à penfer à bien desgens , fi la Phylique eft une fcience purement cuneufe. ^
8 ii. La raréfaüion de l’air peut devenir très - confiderable,û 1 on en juge pat les confequences qu on a tire de p u leursexpériences : Monfieur Mariette qui en a fait plus que perfonne ,rapporte qu’un certain volume dair , tel que celui que nous rel-pirons, doit être dilaté quatre mille fois, pour être dans Ion éten-due naturelle ; c’eft-à-dire que s’il étoit paflible de porter unpied cube d air de deffus la furtace de la terre au haut e arnofphere, il occuperoit une efpace de 4000 pieds cubes. .
812. Par tout ce qui précédé. on a dû voir que le reflort de I air Lf ^diminuoit à mefure qu’il étoit plus dilate, ôc il eft naturel de con- âeiairaug-clure qu’il doit au contraire augmenter à mefure qu’il eft pluscondenfé ; en effet fi l’atmofphere étoit preffee par quelque eau- ^ oidtfe que ce fut, les mollécules de l’air s’approcheroient davantage w eftles unes des autres, feroient plus d’effort quelles n ont coutu-me d’en faire pour fe remettre dans leur état naturel! c eft-à-direqu’elles auroient une plus grande force de reflort, ôc louti«idroient une colonne de mercure plus haut que de 28 pouces.
Mariotte ôc plufieurs autres après lui ont fait des expériences pourVoir fi l e f effort de Fair augmentait à proportion des poids , dont 1 et oitchargé, comme on avoit lieu de le préfumer, ôc ils ont trouve queSela étoit.
dont
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