VIII LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
ses jugements à la ligne volante, dans le courantbanal des On dit, au-dessus de toutes les superficia-litès. des hommes et des choses.
Des livres de la nature de ceux-ci ressemblentbeaucoup à ces jolies femmes mondaines dont onvante partout — si on ne les discute pas — les toi-lettes, la splendeur, les bijoux, mais dont peu depersonnes cherchent à connaître et à approfondirh esprit et les qualités réelles; chacun préférant, plu-tôt que de les divulguer, étouffer leur distinctionintime et leurs délicatesses affinées sous cette éternelleet terrible dénomination : La Belle Madame X***.
Que de gens et dq-choses passent ainsi dans notresociété jaseuse et peu pénétrante sous la chape d’orfaux de la réputation qu’on leur prête !
. Dans ce pays de race latine et noble, le Moneymaking author, il faut le dire, n’est heureusementpoint seul considéré; mais l’esprit public se plaît,plus que partout ailleurs , à classer, à étiqueter et hcataloguer, dans d’innombrables subdivisions, tousles producteurs et cultivateurs de la pensée.
On trace , un peu trop a la légère et d’après sespremières œuvres, un cercle moral autour de toutartiste ou. artisan intellectuel. On veut spécialiser letalent de l’un, assigner définitivement une place àtel autre; on parque ou, mieux encore, on empri-sonne celui-ci dans une sphère dont on semble luiinterdire toute espérance d’issue. On exile celui-là