x LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
ments, la vibration de ses sensations, se nourrir desfruits de nature, vivre' en un mot au bon et chaudsoleil de la pensée, ici et la, sans entraves, sans partipris ni ligne de conduite, ainsi que soufflera le vent,et ne plus surtout se restreindre avec autant d’ardeurà la trituration des estampes et des enluminuresdans les sous-sols du métier.
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Liés d’étroite et cordiale sympathie, autant parle culte des livres que par l’intimité des voyages,que de fois ne l’ai-je point vu se promener de longen large et monologuer curieusement clans ma petitebibliothèque de Salmantica, jurant d’abandonnerpour longtemps ces livres mordorés et satinés quiégayent la vitrine des libraires et cesser enfin d’être« l’agréable auteur Je L’Eventail » ! — Rien n’égalaitses emportements vis-à-vis de ces entreprises consen-ties « a forfait » ; j’avais beau lui objecter qu’il étaitlibre, que rien ne contraignait sa verve ni son carac-tère à se ployer à ces choses, que, d’autre part, ilpouvait faire, sous ces enveloppes élégantes , autantde belles œuvres qu’il lui plairait d’inventer.
J’ajoutais que Son Altesse la Femme était déjàun livre cl’allure essentiellement originale et digne del’estime des vrais friands de la langue..., mais toutcela n’arrêtait point son humeur mécontente ; il disaitsombrement qu’il ne faut pas se hâter de juger les