XII
LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
cavalièrement il y a un an à peine dans une préfacebien castillane. — Ainsi viens-je, sans pouvoir m’ysoustraire, prouver de nouveau qu’il n’y a plus dePyrénées en publiant familièrement ici ce trop longcertificat d’origine de la Française du Siècle.
Sans doute, l’ingrat historiographe de L’Om-brelle nous donnera par la suite des romans, desnouvelles d’un caractère très précieux et d’une bellefacture; certainement j’en ai la certitude, l’introduc-teur des Poètes de Ruelles affinera encore sa plumedans des physiologies, des portraits, des pensées etdes observations, des études critiques d’une sciencedéliée et d’un art pénétrant; mais j’invoquerai ici unde nos vieux proverbes de Castille : « Cada moscatiene su sombra : Chaque mouche a son ombre ».Aussi plus grandiront les ailes de la mouche, plusl’ombre se projettera au loin sur l’essaim des mous-tiques et des mites, sur la foule des envieux et desreptiles a sang froid.
Qui sait si, plus tard, au milieu de succès moinsparticuliers que ceux qui l’ont accueilli jusqu’à cejour, le philologue, l’ex-courtisan de Son Altesse laFemme n’aura pas à regretter, avec une douce tris-tesse, ses anciennes passions enveloppantes, oh, tourà tour écrivain et artiste, il vivait dans l’heureuseharmonie de ces deux sensations de créateur, dans