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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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U

LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.

couperet. Les Incroyables juraient leur petite paoledhonneu panachée que cétait divin, admiable,ruisselant dinouïsme.

Dans les intervalles des contredanses, on ingur-gitait glaces, punch, sorbets; on prenait la main desa danseuse et on recevait des déclarations damour ;de plus, sil faut en croire un témoin oculaire, lau-teur des Souvenirs thermidoriens, « on finissait*

par convenir entre soi quaprès tout Robespierrenétait pas si diable quil était noir et que la Révo-lution avait son beau côté 1 ».

Il ne manquait plus à ces insensés que de chan-ter, à limitation de la belle Cabarus, le coupletdune chanson satirique alors à demi célèbre chezles Directeurs :

* Quand Robespierre reviendra,

Tous les jours deviendront des fêtes.

La Terreur alors renaîtraEt nous verrons tomber des têtes.

Mais je regarde... hélas ! hélas !

Robespierre ne revient pas.

A côté du Bal des victimes tout Paris donnait lesviolons, cétait un branle général, on sautait parabonnements au Bal de Calypso , faubourg Mont-martre, à lhôtel dAligre et à lhôtel Biron, au Ly-

1. Ripault, dans Une journée de Paris, an V, nous montre aussi untémoin oculaire qui est Polichinelle, égaré au bal des victimes: « Je visun beau jeune homme, et ce beau jeune homme me dit: « Ah! Poli-