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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.

temps des échafauds et des bonnets rouges obligeaitles bourreaux à se poudrer à la poudre dœillet et quiaujourdhui, dans le cortège du jabot et des culottesà rosettes de Fréron et de sa jeunesse dorée, mène,en souriant, le chœur des scandales de la France. »

On peut ajouter à ce portrait ladieux que la ci-devant M m0 de Fontenay montra toujours vis-à-visde tous les déshérités une charité inépuisable, ce quilit dire à juste titre que si la citoyenne Bonaparteavait acquis le surnom de Notre-Dame des Victoires,la charmante Talien méritait en tous points celui deNotre-Dame de Bon Secours.

Le plus éclatant salon du Luxembourg, celuila meilleure compagnie tenait à se rendre était incon-testablement le salon de Barras. Il était simple etplein de bonhomie ; on y causait peu avec cet espritde conversation dautrefois, mais on y riait, on yjouait, on y plaisantait sans façons. M. de Talley-rand sy asseyait complaisamment à une table debouillotte et M m0 de Staël y venait chuchoter avecMarie-Joseph Chénier, ou François de Neufchâteau.Les autres Directeurs recevaient chacun un jour dela décade, mais leurs réceptions manquaient déclat.Chez La Revellière-Lépea'ux Laide peau, commeon le nommait, le vulgarisateur de la thèophilan-thropie, on ne parlait que de la religion nouvelle etlon « mettait ses vices à la question ». Chez Car-not, qui donnait de mesquines soirées dans un petit