NYMPHES ET MERVEILLEUSES. 35
on raffina sur les schalls aux couleurs vives, pon-ceau, orange, abricot avec bordures à la grecquenoires ou blanches; on en essaya de toutes lesformes, de toutes les étoffes, de tous les tons ; on enfabriqua en drap, en casimir, en serge, en tricot desoie et plus communément en poil de lapin gris.Schalls en pointe, schalls carrés, schalls houppe-landes, d’hiver et d’été. Les élégantes commen-cèrent à couvrir leurs appas et les souliers co-thurnes disparurent peu à peu.
, Quant au costume des hommes au milieu del’an VII, en voici un croquis ébauché par la tête.
Le chapeau demi-haut de forme est à petits bords,relevés sur les côtés et abaissés sur le devant et àl’arrière; les cheveux sont toujours à la Titus, enaccord avec les favoris, qui tombent au milieu de lajoue et descendent parfois jusque sous le menton; lebon ton exige que les favoris soient noirs, lors mêmeque les cheveux seraient blonds; les impossibles ontplus d’un moyen pour satisfaire à la mode.
La cravate est haute, toujours blanche et à nœudstrès affilés en queues de rat. Elle engonce le cou jus-qu’à l’oreille. La chemise plissée est en fine batiste;on la voit à travers la large échancrure du gilet.
L’habit est ordinairement brun foncé, à colletnoir ou violet, croisé avec boutons de métal uni. Lepantalon, très collant, est en casimir chamois ; ilrègne sur les coutures une petite ganse d’or, à la