NOS DÉESSES DE L’AN .VIII. 73
quefois une longue et large barbe qui fait tour etdemi. Pour monter à cheval, des chapeaux de feutreà long poil, d’un gris roussâtre, dont le bord estrelevé tantôt à droite, tantôt à gauche, quelquefoissur le devant, et qui ont pour ornement une ou deuxplumes d’autruche frisées de la couleur du cha-peau. » — Telles étaient, au début du siècle, lesprincipales coiffures à la mode.
Parmi les bijoux, on citait, comme article d’ungrand débit, les croix bordées de perles ou de dia-mants et les bracelets formés d’un ruban d’or tri-coté. Les peignes à l’antique exerçaient toujoursl’industrie des joailliers; on renchérissait chaquejour sur l’élégance et sur la pureté d’exécutiondes dessins du cintre où les diamants, les pierresfines et les camées trouvaient place. Les douillettescommençaient à se répandre ; on les portait longues,rasant la terre, avec grandes manches retrousséessur le poignet et collet en rotonde. La couleur étaitbronze florentin, ramoneur foncé, gros bleu oupuce. Les spencers, généralement en florence noir,avaient de très petits revers et le collet en rotonde.Après les schalls longs de cachemire et les schallscarrés de drap fin, brodés en or, ceux qui étaient leplus en vogue étaient les schalls de six quarts, enperkale teinte en rouge cramoisi, en brun terred’Égypte ou en gros bleu, ayant pour bordure unebroderie au crochet, de soie de couleur. Des diffé-
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